La Omra est un acte religieux qui consiste en une visite à la Mecque, considérée comme une obligation à accomplir au moins une fois dans sa vie pour les personnes ayant les capacités physiques et financières nécessaires. Elle peut être effectuée à tout moment de l’année, contrairement au Hajj qui est un pèlerinage fixé sur un calendrier précis et connu comme le « Grand Pèlerinage ».

La Omra est un acte religieux qui possède de nombreux bénéfices, souvent sous-estimés. Ces bénéfices sont encore plus importants lorsque la Omra est effectuée durant le mois sacré de Ramadan. La Mecque et Médine sont considérées comme des trésors exceptionnels et chaque année, les musulmans y viennent pour les visiter, avec des prières émouvantes. Certaines personnes viennent également pour accomplir une Omra sur mesure pour un mort. Cependant, il est fréquent de se poser la question : est-il possible de faire une Omra pour un mort ?

omra pour un mort

 

Hadiths attestant de la possibilité de faire la Omra pour un mort

Al-Bukhari :

« Une femme de Juhayna est venue voir le Prophète et dit : « Ô Messager d’Allah, ma mère avait fait vœu d’accomplir le grand pèlerinage, mais elle est morte (sans le faire). Puis-je le faire pour elle ? »

Le Prophète (paix et salut sur lui) répondit : « fais le pèlerinage pour elle. Vois-tu si ta mère avait une dette (à l’égard de quelqu’un), tu l’aurais payée ? La dette vis-à-vis de Dieu est plus en droit d’être accomplie. »

 

« Un homme est venu voir le messager d’Allah au sujet d’un homme nommé Shoubrama, le messager d’Allah lui avait dit: « Qui est Shoubrouma? » et l’homme avait répondu: « Un de mes frères. » Et le Prophète (paix et salut sur lui) avait poursuivi en disant: « As-tu fait le pèlerinage pour toi-même? » « Non », avait dit l’homme. « Fais-le d’abord pour toi-même ensuite tu le feras pour Shoubrouma. »

 

Il existe plusieurs Hadiths et versets coraniques qui montrent que les morts peuvent bénéficier de l’aumône, des prières, des pèlerinages et des Omra effectués par les vivants.

 

Comment effectuer concrètement la Omra pour un mort ?

Il est permis de faire une Omra pour une personne décédée selon les Hadiths cités. Cela est considéré comme un acte de piété envers cette personne. Cependant, pour pouvoir faire une Omra pour un mort, il est nécessaire d’avoir déjà effectué une Omra pour soi-même. De plus, si la personne décédée ne possédait pas suffisamment de biens durant sa vie pour subvenir à ses propres besoins et à ceux de sa famille, il n’est pas obligatoire pour elle d’effectuer le pèlerinage et il n’est pas nécessaire de le faire à sa place, sauf si c’est un acte de bienfaisance.

Les enfants sont généralement les personnes les plus aptes à accomplir une Omra pour leurs parents décédés, en raison de leur devoir de bonté et de bienveillance envers eux, même après leur mort. Faire une Omra pour son père ou sa mère décédé devrait être un objectif pour tout enfant qui cherche à plaire à Allah à travers la satisfaction de ses parents. Après avoir accompli sa propre Omra, cela devrait être un objectif pour tout enfant cherchant à plaire à Allah via celle de ses parents.

Il n’y a aucune différence dans les rituels et le déroulement de l’Omra lorsqu’elle est effectuée pour un mort par rapport à celle effectuée pour soi-même. Les rites, les endroits et les moments sont les mêmes. Le terme Omra signifie « visite », mais dans le contexte religieux, il s’agit de « visiter la Maison Sacrée de Dieu » en état de sacralisation (Ihrâm) et de suivre les pratiques associées, telles que les circumambulations autour de la Kaaba, les allers-retours entre les monts As-Safa et Al-Marwa, etc.

Pour effectuer une Omra pour un défunt, le pèlerin doit entrer dans un état de sacralisation (Ihrâm) depuis le miqât. Il doit ensuite effectuer le Tawâf de l’Omra, suivi du Sâayi entre As-Safa et Al-Marwa avant de mettre fin à son Ihrâm en se rasant ou en coupant ses cheveux.

Il est important de noter qu’il n’est pas autorisé de remplacer une personne vivante et capable qui a délibérément négligé son devoir de faire le Hajj et l’Omra, alors qu’elle en est capable.